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Préparation et organisation de la fête de l’Aïd-Al-Adha 2019

 

La fête de l’Aïd-al-Adha (ou Aïd-el-Kébir) devrait avoir lieu cette année aux alentours du 11 août 2019 et pendant trois jours.

Comme chaque année, une réunion préparatoire s’est tenue en préfecture le 21 juin 2019 à laquelle ont participé les représentants des communes, de la communauté musulmane, des éleveurs et de l’administration.

Aujourd’hui la préfecture de la Drôme informe les éleveurs et les fidèles des modalités pratiques définies pour respecter le rite de l’abattage des moutons, tout en préservant la sécurité des personnes et en respectant les règles sanitaires, environnementales et de protection animale.

1. L’abattage des animaux ne peut avoir lieu que dans les abattoirs autorisés par la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP) :

Les particuliers désirant effectuer une commande doivent le faire dans le cadre d’une filière régulière, en respectant les prescriptions suivantes :
faire appel aux bouchers proposant de la viande halal ;
commander son animal dans une filière autorisée (super et hypermarché, site Internet de la Grande Mosquée de Lyon,…) ;
ou contacter notamment les établissements ou associations drômois suivants :
Abattoir permanent Carbec (bovins), Quartier des Ors à 26100 ROMANS (abattage le lundi) ;
Abattoir permanent du Diois (moutons), Avenue de la Clairette - 26150 DIE (ouverture probable uniquement le 1er jour de l’Aïd et sous réserve de commandes suffisantes) ;
Association franco-turque de VALENCE (bovins) : réservation au 06.15.78.80.04, auprès du président de l’association.

Par ailleurs, des prestations d’abattage rituel d’ovins et de bovins pour l’Aïd-al-Adha sont susceptibles d’être proposées dans les abattoirs régionaux. Ceux-ci n’étant pas à ce stade saturés, la préfecture invite les fidèles à se rapprocher de ceux-ci.

Ces abattages doivent en effet se dérouler sous le contrôle des agents des DDPP qui assureront l’inspection de salubrité des carcasses et abats (garantie du caractère consommable de la viande et d’absence de risque pour le consommateur, respect des réglementations relatives à la protection des animaux et de l’environnement) et du sacrificateur habilité par l’une des trois mosquées françaises.

En effet, en raison de la lutte préventive contre les encéphalopathies spongiformes transmissibles, la rate, les amygdales, l’intestin des bovins ainsi que la tête et la moelle épinière des bovins, ovins et caprins de plus de douze mois seront enlevés pour être détruits.

Les représentants des différentes communautés musulmanes rappellent que les règles sanitaires, environnementales et cultuelles doivent être respectées et que les abattages des animaux peuvent se dérouler sur trois jours ; ils conseillent donc de bien échelonner leurs commandes. Ils rappellent également que le sacrifice n’est pas une obligation et que de plus en plus de personnes choisissent de donner aux populations qui sont dans le besoin en lieu et place de cet abattage.

2. La préfecture rappelle que, pour prévenir l’abattage clandestin, l’arrêté préfectoral 26-2019-06-18-003 du 18 juin 2019 a fixé les mesures suivantes :

Seuls les établissements déclarés à la chambre d’agriculture sont autorisés à :
- détenir, vendre et acheter des bovins, ovins et caprins vivants ;
- transporter ces animaux dans des conditions réglementées. Aussi, le transport d’animaux dans les coffres de voiture est interdit pour des raisons de bientraitance animale et de sécurisation de la filière pour le consommateur (cf. ci-dessus).

Les animaux retenus sur pied chez les éleveurs devront donc être acheminés par ces derniers ou par un transporteur habilité vers un abattoir autorisé.

3. La préfecture souligne que le respect des règles nationales tant sanitaires qu’environnementales ou de protection animale ne fera l’objet d’aucune dérogation :

Toute infraction à ces règles est passible de poursuites devant le tribunal et les sanctions encourues sont les suivantes :
transport d’animaux en voiture particulière : amende de 750 € par animal ;
cession à un particulier d’un bovin, ovin ou caprin : amende de 750 € par animal ;
abattage d’un animal hors d’un abattoir dans des conditions illicites : amende de 15.000 € et peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 6 mois.

Pour finir, il est signalé que les services de l’État procéderont à des contrôles routiers et sur les sites de détention des animaux pour vérifier la bonne application de ces règles, le respect de l’organisation mise en place pour la sécurité des fidèles, le respect de la protection animale et de la saine concurrence.

4. La préfecture rappelle pour finir que l’introduction en France d’animaux vivants, de viandes ou de sous-produits animaux, est interdite :

Dans un contexte de fête de l’Aïd-al-Adha, les animaux vivants, les viandes (fraîches, séchées, sous-vide,…) et les sous-produits animaux non-indemnes (les peaux par exemple) peuvent contribuer à introduire en France des maladies purement animales (comme la fièvre aphteuse par exemple), présentes dans certains pays limitrophes. Un message d’attention est donc adressé aux voyageurs, afin que la France - actuellement indemne de ces maladies - puisse le rester.

Contact :
Direction Départementale de la Protection des Populations
33, avenue de Romans
26000 VALENCE
Tél : 04 26 52 21 61

 
 

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