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Journées Européennes du Patrimoine 2014

 

« Patrimoine culturel, patrimoine naturel »
Une découverte du patrimoine administratif : Préfecture et Conseil général

Pour la septième année consécutive, à l’occasion des Journées européennes du patrimoine, la Préfecture et le Conseil général de la Drôme ont ouvert leurs portes.

 

Les Journées européennes du patrimoine ont eu pour thématique cette année « Patrimoine culturel, patrimoine naturel ». Elles ont permis d’évoquer les liens qui unissent le patrimoine sous toutes ses formes à l’environnement – minéral, végétal, urbain – qui le côtoie, l’abrite ou le sublime.

Le public a pu découvrir ce patrimoine à l’occasion de deux visites guidées par la Conservation départementale du patrimoine, le Service territorial de l’architecture et du patrimoine, et les Archives départementales le : samedi 20 septembre 2014 à 11 h 00 et 14 h 00.

La visite a porté sur :

→ les jardins
→ le hall Descorches
→ l’ancienne salle à manger, actuelle salle de réunion Barjavel dans laquelle a été accroché après restauration le tableau du peintre Alfred Loudet représentant les députés de la Drôme en 1890. Cette œuvre monumentale, ayant miraculeusement échappé au bombardement de la préfecture en 1945 et ensuite placée dans des réserves départementales sera présentée au public lors de cette journée.
→ l’ancien fumoir, actuelle salle Delacroix
→ le grand salon et ses imposants lustres
→ la solennelle salle de délibération de l’Assemblée départementale (salle Marius Moutet)
→ le hall de l’Hôtel du Département et l’œuvre de Bernard Cathelin, hommage à la Drôme

La visite sera ponctuée de références à des personnalités telles que Collin de Sucy (premier préfet de la Drôme), Nicolas Delacroix, René Barjavel, Marius Moutet, Émile Loubet…
La visite guidée permettra de découvrir un ensemble architectural d’une grande sobriété en accord avec les critères modernes de l’époque qui en fait l’un des édifices les plus représentatifs des années 60 pour la ville de Valence.

L’édifice est depuis 2012 labellisé « Patrimoine du XXe siècle ». Ce label, créé en 2001 par le ministère de la Culture et de la communication a pour objectifs d’identifier et de signaler les édifices et ensembles urbains témoins matériels de l’évolution technique, économique, sociale, politique et culturelle de notre société.

QUELQUES PRÉCISIONS HISTORIQUES

Le premier préfet de la Drôme est nommé en mars 1800, en application de la loi consulaire du 17 février 1800 instaurant les préfets et les conseils généraux.

Jusqu’en 1944, la préfecture de la Drôme est implantée dans l’ancien couvent de Saint-Ruf le Haut. Détruite par les bombardements de la Libération, ses bureaux s’installent ensuite dans la cité Brunet, une ancienne caserne. Les travaux de l’actuelle préfecture débutent en 1962. Le bâtiment est édifié sur les anciens terrains militaires Chareton-Championnet. Ils ont été achetés par le Conseil général pour regrouper les services publics : Sécurité sociale, Caisse d’allocations familiales, Office HLM, mess des officiers sont implantés à proximité. L’État alloue des fonds pour le chantier, dans le cadre de la politique de reconstruction de la ville après guerre.

Le projet est signé Georges Goldfard et Maurice Biny, architecte des Bâtiments civils et palais nationaux. Ensemble architectural d’une grande sobriété, c’est l’un des édifices les plus représentatifs des années soixante à Valence. Suivant les principes architecturaux de l’époque, la structure est composée de voiles et de dalles de béton permettant de vitrer toute la façade, avec brise-soleil à l’avant.

A l’intérieur, Maurice Biny utilise beaucoup de matériaux, dont certains novateurs (imitations cuir, placage de bois) et des matériaux traditionnels comme la pierre, à laquelle il donne des effets de matière (plaques de pierres de Hauteville striées ou polies). Pour les décors et luminaires, il travaille avec l’Atelier de l’œuf, qui regroupe architectes, sculpteurs, designers, graphistes et mosaïstes et avec son frère Jacques Biny, concepteur d’éclairages, qui réalise tous les lustres.

En 1988, un concours est lancé pour l’extension les locaux devenus trop exigus. Il est remporté par la SOHRA, créée par Maurice Biny dans les années 60. L’architecte Pierre Traversier conçoit un nouveau bâtiment en courbes et contre-courbes, parti inverse du bâtiment principal. L’escalier monumental est démoli, l’entrée du public repensée.

 
 

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