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Fonction sociale

 

La forêt a plusieurs effets positifs sur la qualité de vie de la collectivité. La fonction sociale de la forêt englobe toutes les prestations de la forêt qui servent au bien-être de tous.
La forêt modèle l’aspect du paysage, offre un espace de détente répondant aux besoins les plus divers, ainsi qu’un habitat aux plantes et aux animaux. La forêt fournit de plus en plus de multiples prestations en faveur de la collectivité : oxygène, eau potable propre, petits fruits et champignons, muguet…


La forêt présente un attrait fort comme lieu de détente (randonnées pédestres et équestres, VTT…). Cet attrait est encore plus marqué à proximité des agglomérations et des zones touristiques.
La forêt constitue également, de part l’importance de sa surface, le territoire de prédilection des chasseurs dans l’exercice de leur loisir.


L’écosystème est un réseau de relations entre les espèces animales et végétales. La majorité des animaux et des plantes vivant en France sont totalement ou partiellement tributaires de l’habitat forestier.
Dans le département de la Drôme, de part les différences de station forestières (combinaison du climat, de l’exposition, de la pluviomètre et de la nature du sol), des différences d’altitudes (de 100 à 2 200 mètres), la forêt est très diversifiée. On peut y rencontrer une flore typiquement méditerranéenne ou une flore inféodée aux territoires alpins. Les feuillus et résineux se partagent équitablement le territoire Drômois. La nature de ces habitats forestiers joue en faveur d’une biodiversité remarquable.
La forêt sert d’habitat pour de nombreuses espèces animales. Elle est également un lieu de repos, de nourriture et de reproduction.


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Un filtre naturel pour préserver la ressource en eau


Le système racinaire des arbres ainsi que la végétation du sous bois permettent une meilleure infiltration de l’eau dans le sol, ce qui permet un meilleur rechargement des nappes souterraines et joue ainsi un rôle de filtre pour l’eau.

Le sol forestier est l’un des meilleur filtre biologique, qui purifie les eaux de pluie et les emmagasine dans les réserves souterraines.
Le sol forestier a de plus un effet de réservoir efficace. La partie supérieure du sol forestier (humus) permet une certaine rétention des eaux pluviales. Il joue ainsi un rôle régulateur dans le régime des eaux.
Lors des épisodes pluvieux, les écoulements d’eau ne se produisent que très peu à la surface du sol en forêt. En revanche, les sources issues de bassins de réception forestiers coulent souvent même après une longue période de sécheresse.


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Un régulateur du climat local et de la qualité de l’air

L’évaporation de l’eau contenue dans la végétation a un impact sur les températures et l’humidité au niveau local, et le feuillage piège les particules de l’air.

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Le rôle de la forêt dans le cycle du carbone

Les arbres absorbent du carbone et rejettent de l’oxygène, principalement pendant leur phase de croissance, entre quelques dizaines et plus d’une centaine d’années.
Ils le stockent ensuite toute leur vie avant de le rejeter après leur mort lorsqu’il se décompose ou qu’il est brûlé.

Dans une forêt mature, le carbone rejeté à la mort d’un arbre est compensé par celui absorbé par la naissance et la croissance d’autres arbres dans le même temps : le système est à « l’équilibre ». En cas de déforestation, une quantité très importante de CO2 est rejetée sans compensation ; en cas de plantation, une quantité très importante de CO2 est fixée.

Pour calculer l’impact d’une forêt en termes d’absorption de CO2, (on parle de « puits de carbone »), on soustrait ce qu’elle émet (émissions dues aux déboisements, aux coupes et au bois mort) à ce qu’elle absorbe (croissance des arbres et boisement, mais aussi absorption par le sol).

Aujourd’hui, la forêt contient 53% du carbone stocké par les écosystèmes terrestres.

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Les produits en bois aussi stockent le carbone

Les produits en bois continuent à stocker le carbone absorbé par le bois durant sa phase de croissance, mais le rejettent au bout d’un certain temps lorsqu’ils sont détruits ou décomposés (18 ans en moyenne : de quelques mois pour les produits en carton à 175 ans environ pour les charpentes).

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Rôle majeur de la forêt française dans la lutte contre le changement climatique

Sur la période 2000-2005, la forêt française a absorbé près de 10% des émissions de gaz à effet de serre françaises, et le chiffre est passé à 15% en 2008 (+80% depuis 1990 en raison d’une exploitation de la ressource inférieure à sa croissance naturelle et de l’amélioration des méthodes d’évaluation des absorptions).