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commémoration du 103e anniversaire du souvenir du Génocide des Arméniens

 

Frédéric Loiseau, secrétaire général de la préfecture, participait ce soir à la commémoration du 103e anniversaire du souvenir du Génocide des Arméniens, à Valence, en présence de nombreux élus et de membres de la communauté arménienne ainsi que des autorités civiles, militaires et religieuses

Le 24 avril 1915, l’arrestation et l’exécution de plusieurs centaines d’intellectuels arméniens à Istanbul marquèrent le début du premier génocide du 20ème siècle.

La diaspora arménienne en France, forte aujourd’hui de plus de 400 000 membres, est bien présente dans notre région Auvergne-Rhône-Alpes, avec environ 100 000 personnes. Présents particulièrement dans l’agglomération lyonnaise, ils le sont aussi en Drôme et notamment sur la ville de Valence, qui est, à l’heure actuelle, après Marseille, la deuxième ville-capitale des arméniens de France.

Retrouvez ci-dessous quelques extraits du discours de M. le Secrétaire Général (seul le prononcé fait foi) :

« Le 24 avril 1915 débutait, sur le territoire de ce qui constituait encore l’Empire Ottoman, le massacre planifié et à grande échelle du peuple arménien. Méthodiquement préparé, puis perpétré sur la base d’ordres donnés au plus haut niveau, celui-ci dura deux longues années terribles. 1 million 500 000 morts (soit les deux tiers de la population arménienne de l’Empire ottoman), tel est le chiffre, terrifiant, que les historiens retiennent le plus souvent pour dénombrer les victimes de ce massacre organisé, le premier génocide du 20ème siècle et la préfiguration de ceux qui, hélas, allaient être commis par la suite ».

« Le 29 mai 1998 les représentants élus de la France, à l’Assemblée Nationale, votaient un texte qui reconnaissait officiellement l’existence d’un génocide arménien en 1915. Entériné définitivement en 2001, après un vote du Sénat, ce texte acquérait force de Loi le 29 janvier 2001. Parmi les tous premiers États au monde à procéder à une telle reconnaissance, la France manifestait ainsi sa volonté de conférer, publiquement et sur la scène internationale, à ces sinistres événements leur caractère de singularité absolue et leur véritable dimension humaine et historique.

« Aujourd’hui, l’intégration de la communauté arménienne de France peut à bon droit être considérée comme l’une des plus parfaitement réussies qui soit […]. Notre pays s’est trouvé grandement enrichi du précieux apport des multiples talents et capacités qu’ils ont mis à son service ».

« La France dénonce avec autant de forces tous les massacres, où qu’ils se produisent et qui révèlent des crimes contre l’humanité. La France combat l’obscurantisme. La France est aux côtés de ceux qui se battent pour la reconnaissance de leurs droits, et le premier droit, c’est la mémoire ».

« Parce que précisément notre pays a lui aussi été frappé par la haine, par l’intolérance, par la barbarie des terroristes de Daech qui frappent jusqu’aux vestiges de notre patrimoine commun, notre vivre ensemble, parce que les terroristes veulent toujours tuer non pas simplement notre présent mais aussi nos racines, il est important d’être ici ce jour pour appeler à la défense des valeurs de solidarité et de fraternité de notre République. ».