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Bilan 2018 du comité départemental des captages d’eau prioritaires

 

Le Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) du bassin Rhône-Méditerranée, entré en vigueur le 21 décembre 2015 pour une durée de 6 ans, fixe les grandes orientations d’une bonne gestion de l’eau et des milieux aquatiques.

Il prévoit notamment des actions à mener dans les territoires pour réduire la pollution avec comme objectif d’avoir 66% des masses d’eau (rivières, plans d’eau, eaux souterraines…) en bon état écologique en 2021 et de restaurer ou préserver la qualité de l’eau brute destinée à la production d’eau potable.

C’est dans ce cadre qu’une protection renforcée est mise en place autour de 18 captages d’eau potable dits « prioritaires » parmi les 541 existants dans le département de la Drôme.

Un comité de pilotage départemental des captages prioritaires s’est réuni mardi 9 avril 2019 à Valence afin de faire un point sur l’état d’avancement des actions exemplaires engagées sur ces 18 captages avec les différentes instances concernées par cette démarche.

Cette rencontre a été l’occasion d’échanger notamment sur la qualité de l’eau dans le département, les actions mises en œuvre, les difficultés rencontrées et l’accompagnement financier.

3 654 prélèvements ont été réalisés en 2018 dans le cadre du contrôle sanitaire des eaux selon un programme de prélèvements et d’analyses définis réglementairement et établi par l’Agence Régionale de Santé.

Ces dernières années, 105 captages ont du être abandonnés du fait de taux de nitrates trop élevés. 4 captages ont des taux de nitrates supérieurs à la limite réglementaire, 2 se rapprochent de la norme de 50 mg/l et 13 font l’objet d’une grande vigilance du fait de taux fluctuants. Toutefois, 100 % de la population drômoise est desservie actuellement par une eau potable conforme vis à vis des nitrates.

Concernant les produits phytosanitaires, 541 paramètres sont recherchés à ce jour. Depuis 2015, 12 captages présentent une valeur supérieure à la limite réglementaire (0,10 µg/l) pour les pesticides. De la même façon, 104 captages ont du être abandonnés du fait de taux de pesticides trop élevés.

Globalement, dans le département les taux de nitrates baissent depuis 2-3 ans. Pour les pesticides, les molécules retrouvées sont en majorité des molécules interdites qui ne sont plus utilisées depuis 15 ans ou leurs métabolites stockés dans les sols et relargués régulièrement. Aucune nouvelle molécule de substitution n’est retrouvée.
Les effets des actions engagées par chacun des acteurs sur la qualité de l’eau, notamment par les professionnels agricoles, peut prendre du temps en fonction de la réactivité de la nappe phréatique, des conditions climatiques et de la capacité du sol à relarguer des molécules et ses métabolites. C’est la raison pour laquelle les efforts de chacun des acteurs doivent se poursuivre. Des résultats prometteurs sont déjà observés par endroit.